Helene Sussman Wikipedia – Dysfonction érectile, baisse de libido… Le retour à une vie sexuelle épanouie nécessite l’obtention d’un diagnostic. Les fonctions érectiles peuvent être affectées par plusieurs facteurs : Décryptage – Elle a de l’envie, et lui aussi, mais parfois le corps fait obstacle. Comment ce problème se manifeste-t-il dans les relations intimes, alors que six hommes sur dix souffrent de dysfonction érectile à un moment de leur vie ? Comment en finir avec elle ? Réponses des professionnels.
Cette réalité surprend presque invariablement ceux qui en sont touchés. Plus de la moitié des hommes (61 %) ont connu au moins une fois dans leur vie des problèmes d’érection, définis comme l’incapacité d’obtenir ou de maintenir une érection et un durcissement du pénis suffisant pour une relation sexuelle satisfaisante, selon une étude Ifop publiée dans Mai 2019 (1) pour la plateforme santé Charles.co. Cette même étude constate que la prévalence de ce phénomène est en augmentation depuis 15 ans, et qu’il peut toucher des personnes de tout âge.
Plusieurs facteurs contribuent à ce problème viril, comme l’explique Hélène Sussman, angiologue, spécialiste en médecine vasculaire et co-auteure du récent ouvrage Le sexe des Hommes, l’érection sans tabou (2).
Il y a d’abord les problèmes physiques, comme les varices, le diabète de type II, les problèmes hormonaux ou l’excès de progestérone ; deuxièmement, il y a les problèmes environnementaux, tels que les drogues, le tabac, l’alcool ou les intoxications alimentaires ; et enfin, il y a des problèmes psychologiques. Selon l’expert, si le bon prestataire de soins de santé ne peut être trouvé, le processus de diagnostic pourrait prendre des années. Aussi complexe soit-elle, cette malheureuse confluence d’événements suffit souvent à empoisonner la vie d’un homme et d’un couple.
Aveu est compliqué par des idées préconçues.
Au début, lorsque la proxénète sexuelle apparaît pour la première fois dans l’intimité, elle n’est généralement pas pleinement assumée. Conformément aux conclusions de l’enquête Ifop, un homme sur trois avoue avoir des difficultés à articuler sa dysfonction érectile à sa partenaire et avoir inventé un prétexte pour l’étouffer. L’épuisement physique, les tensions, les migraines et les excès alimentaires ou alcooliques sont sur le podium de ces messages. Les anthropologues affirment que le désir sexuel, comme le besoin de procréer, est inhérent et décisif dans la formation de la perception de soi d’un individu.
C’est pourquoi, selon le Dr Hélène Sussman, « ces hommes concluent que toute leur identité est remise en question et ils vivent dans la honte » après avoir perdu leur érection et vu leur puissance virile ainsi attaquée.
Pourquoi se taire quand on peut s’ouvrir à celui qu’on aime, à qui on a, en théorie, accordé toute sa confiance ? C’est ce qu’en dit Vincent Huppertan, urologue, andrologue et sexologue : « Paraphraser, c’est rentrer dans quelque chose de très intime et de terrifiant » (3). Par ailleurs, de nombreux hommes et femmes, qu’ils soient dans la vingtaine ou la trentaine, manquaient et manquent aujourd’hui de l’éducation sexuelle nécessaire pour parler avec assurance sur ces questions, malgré l’émancipation actuelle du mot.
Plus précisément, l’Internet aide à creuser le fossé sur ce terrain. Si ce canal nous a permis de recevoir plus d’information, il a également mis l’accent sur une forte tendance à comparer et à normaliser différentes idées préconçues en matière de sexualité. C’est le cas du porno populaire où les téléspectateurs s’accrochent à leurs perceptions de ce que devrait être la qualité d’une érection, la durée d’un rapport sexuel et sa fréquence, comme l’explique le sexologue.
Cependant, lorsque les personnes concernées constatent un échec dans leur propre foyer, elles se sentent effectivement exclues de cette société. Selon l’angiologue Hélène Sussman, “en parlant à sa femme c’est risquer de s’exposer frontalement au rejet, pensez-ils”.
Engagements et problèmes de communication
En l’absence de communication claire, les mauvaises interprétations de la couette sont légions et ont des effets dévastateurs sur l’harmonie du couple. « Tu ne me désires plus », « tu ne m’aimes plus » et « tu en préfères une autre » font partie des accusations les plus courantes formulées par l’autre partie, selon les experts.
Pour le sexologue Vincent Huppertan, « ce discours alimente le problème » lorsque certaines femmes expriment (tout à fait justifiées) une blessure au moi. Le prochain rapport montrera que les hommes sont plus stressés à l’idée de jouer pour le bien de leurs proches. Et plus il y aura d’anticipation, plus il y aura d’anxiété, et donc de possibilité de devoir à nouveau affronter l’échec.
Ë LIBERTARILe stress peut nuire à votre sexualité en termes d’érection, de désir et de précocité.
Maladroits et maladroites peuvent également terminer malgré eux en mettant de l’huile sur le feu, dans un souci de bien faire. Par exemple, lorsqu’on est sous le choc, on peut assumer une position de soignant ou d’infirmière envers son partenaire. «La pire chose à entendre pour une personne vivant avec un problème de dysfonction érectile, c’est “ce n’est pas grave”». En fait, selon Vincent Huppertan, « c’est tout son monde qui tombe sous la coupe » vu à travers le regard de cet homme.
Cette détresse, Hélène Sussman la retrouve chaque jour dans son cabinet d’angiologie. «La plupart de mes patients se présentent seuls et désespérés, d’abord parce qu’ils ont du mal à comprendre l’origine de leur problème, puis parce que leur partenaire dénigre la prise en charge, notamment – parfois inconsciemment – l’impact de la problématique sur leur santé mentale conjointe », rapporte la médecine.
Et Vincent Huppertan de poursuivre : “L’écoute doit être primordiale.” Qu’il s’agisse de jeunes mariés ou de partenaires de longue date, une erreur courante est de juger et de prédire les réactions de l’autre en fonction de ce qu’ils disent plutôt que de ce qu’ils disent réellement ou de ce qu’ils pensent “devrait être” une relation sexuelle entre eux.
Se présenter… et jouer
Les professionnels de la santé exhortent les couples à avoir le plus tôt possible une conversation ouverte sur les avantages et les inconvénients de la sexualité afin de briser le tabou. La séparation ou, en plus extrêmes, la violence envers soi-même ou d’autres personnes peuvent être les conséquences dramatiques de la frustration. Le Dr Vincent Huppertan rappelle à ses patients que « la qualité de leur relation de couple peut majorer ou diminuer son impact » quelle que soit la cause de leur dysfonction érectile (qu’elle soit physique ou psychologique).
Ainsi, en se présentant aux côtés de son partenaire dans un cabinet médical ou de sexologie, ils bloquent une partie du chemin de la guérison. Hélène Sussman, experte en médecine vasculaire, déclare : « Lorsqu’ils viennent accompagnés, les patients sont beaucoup plus faciles à traiter. » Personnellement, je pense que c’est la présence de leur partenaire qui prouve qu’il existe un véritable amour, du réconfort et de la confiance, ainsi qu’une bonne communication concernant l’intimité dans le mariage.
Chacun a alors droit au meilleur résultat de ces échanges et au retour à une sexualité épanouie. Lorsque la dysfonction érectile n’est pas un problème physiologique (voir encadré), plusieurs approches thérapeutiques peuvent être envisagées. Dans sa pratique de sexologie, le Dr Vincent Huppertan recommande la rééducation sensorielle comme moyen d’atténuer l’anxiété de performance.
Il explique : « Au début, on quitte la pénétration pour se concentrer sur la sensualité et le partage de ses envies », ce qui implique d’apprendre à explorer les parties non genrées du corps (les mains, le visage, les yeux, etc.) sans se poser de questions. . De cette façon, en relâchant les inhibitions et en revenant dans le jeu, nous insufflons de l’enthousiasme et travaillons à une meilleure compréhension mutuelle.
(3) L’encyclo-pénis, écrit par Vincent Huppertan et publié aux éditions Leduc, compte 256 pages et coûte 18€. On devine probablement tous pourquoi la Dre Hélène Sussman s’est fait une spécialité de révéler des informations sur le sexe masculin ce matin, mais je dois avouer que j’ai porté une attention particulière à ses propos.
En revanche, Praud a pris les choses en main en posant des questions qui rejoignaient la médecine vasculaire de la dysfonction érectile, mais pas que… Selon la docte Hélène, une personne sur dix a des problèmes d’érection, qui touchent tous les âges de la population masculine. “Quand je me regarde je me désole, mais quand je me compare je me console”, dit le célèbre communier, capturant l’essence de la situation.
Parce que la réponse du Dr Sussman à la question de Praud – « est-ce qu’un homme de 70, 80 ou 85 ans ne peut jamais avoir problème d’érection sans utiliser à quelque subterfuge ? » – était sans équivoque : « après 70 ans rarement sans quelque subterfuge “Quel choc pour moi d’apprendre qu’à mon âge, alors que je n’ai même pas la capacité mentale de lire Tintin, j’ai réussi à y arriver sans recourir à aucune tromperie. … seulement le cinéma de mon esprit…
Six hommes sur dix ont souffert de dysfonction érectile à un moment ou à un autre de leur vie, selon une étude de l’IFOP. Le sujet est encore assez tabou, mais il existe des solutions. Elles œuvrent dans les domaines de pharmacologie, chirurgie, médecine ou psychologie. La Dre Hélène Sussman, angiologue et spécialiste en médecine vasculaire, répond aux questions de Géraldine Mayr et d’Anne Orenstein.
Hélène Sussman et le Dr Ronald Virag viennent de sortir Le sexe des hommes, l’érection sans tabou aux éditions Cherche-Midi. Elle aide les hommes à surmonter leurs problèmes d’impuissance depuis près de 40 ans dans le cadre de son travail dans un centre dédié aux dysfonctions sexuelles.
Est-ce qu’il est nécessaire de prendre des médicaments ? Que chercher ? Quels facteurs peuvent aggraver la dysfonction érectile ? Quelle est la fonction du stress ?